Le déchaussement dentaire désigne un retrait de la gencive qui donne l’impression que la dent s’allonge. Il ne traduit pas systématiquement une parodontite.
Une récession peut résulter d’un traumatisme local, comme un brossage agressif. Lorsqu’elle accompagne une parodontite, elle s’inscrit dans une destruction des tissus qui maintiennent la dent.
La gingivite, quant à elle, est une inflammation limitée à la gencive, sans perte osseuse. Non traitée, elle peut évoluer vers une parodontite, plus ou moins rapidement selon les facteurs de risque individuels.
Déchaussement dentaire
Le déchaussement dentaire, souvent appelé récession gingivale, correspond à un recul de la gencive qui expose une partie de la racine. Il peut être localisé ou associé à une perte des tissus de soutien de la dent, notamment de l’os alvéolaire lorsqu’une parodontite est présente.
D’après les conseils du Dr. Agnès Kohen, parodontologue.
Qu’est-ce que le déchaussement dentaire ?
Quels sont les symptômes du déchaussement des dents ?
Les principaux symptômes du déchaussement dentaire sont une racine visible, des dents qui paraissent plus longues et une sensibilité dentaire. Le phénomène peut aussi rester indolore.
Les gencives rétractées peuvent laisser apparaître une zone plus jaune près du collet. Le froid, les aliments acides ou le brossage peuvent provoquer des sensations de douleur.
Des saignements, une inflammation gingivale, une mauvaise haleine persistante ou une mobilité dentaire orientent vers une possible maladie parodontale associée. L’absence de douleur ne suffit donc pas à écarter une atteinte des tissus de soutien.
Quelles sont les causes du déchaussement dentaire ?
Les causes du déchaussement dentaire peuvent être inflammatoires, mécaniques ou anatomiques. Plusieurs facteurs peuvent se cumuler chez une même personne.
- La parodontite : la plaque bactérienne et la réponse inflammatoire de l’organisme entraînent une destruction progressive des tissus de soutien.
- Un brossage trop dur : une pression excessive ou des gestes répétés horizontalement peuvent traumatiser une gencive fine.
- Le bruxisme : le serrement ou le grincement peut accentuer les contraintes sur des dents déjà fragilisées ; il n’est pas une cause démontrée, à lui seul, de récession gingivale.
- Le tabagisme : il augmente le risque de parodontite et compromet la cicatrisation.
- Le diabète mal équilibré : il perturbe les défenses de l’organisme et favorise les complications parodontales.
- Les malpositions dentaires : certaines dents sont entourées d’une gencive et d’un support osseux particulièrement fins.
- L’âge : il reflète notamment l’accumulation des facteurs de risque ; le déchaussement n’est pas une fatalité du vieillissement.
La susceptibilité individuelle, liée notamment au système immunitaire et à une composante d’hérédité parodontale, intervient également.
Comment évolue un déchaussement non traité ?
Une récession peut rester stable ou s’accentuer si sa cause persiste. En présence d’une parodontite active, la perte osseuse peut progresser et compromettre le maintien des dents.
Les situations ci-dessous sont des repères, et non des stades obligatoires d’évolution.
| Situation | Ce qu’on observe | Risques possibles |
| Récession localisée | Racine partiellement découverte | Sensibilité, gêne esthétique |
| Récession plus étendue | Surface radiculaire davantage exposée | Usure et caries de la racine |
| Parodontite associée | Poches parodontales, perte osseuse à la radiographie, parfois mobilité | Fragilisation du soutien, puis perte dentaire dans les formes avancées |
L’importance du recul visible ne permet pas, à elle seule, de mesurer la perte osseuse.
La gencive peut-elle repousser ?
Non, une gencive rétractée ne repousse généralement pas spontanément. Il est toutefois possible de stabiliser la récession et, dans certaines situations, de recouvrir la racine par une greffe.
Le résultat dépend notamment de l’état des tissus entre les dents et de la position de la dent. Un recouvrement complet n’est pas toujours possible. Une greffe gingivale ne reconstitue pas, à elle seule, l’os perdu autour de la dent.
Comment diagnostiquer un déchaussement ?
Le diagnostic repose sur un examen des gencives, des mesures autour des dents et, lorsque cela est nécessaire, des radiographies. Il permet de distinguer une récession isolée d’une maladie parodontale.
Le bilan parodontal évalue le recul gingival, les saignements, la profondeur des poches parodontales et la mobilité dentaire.
Des clichés ciblés, éventuellement complétés par une radio panoramique selon la situation, permettent d’apprécier le support osseux. Ce diagnostic bucco-dentaire tient aussi compte du brossage, du tabagisme et des antécédents médicaux.
Comment stopper le déchaussement des dents ?
Les traitements du déchaussement dentaire visent d’abord à supprimer sa cause et à stabiliser les tissus. Ils sont adaptés à la présence éventuelle d’une parodontite et aux conséquences de la récession.
En cas de maladie parodontale, le traitement associe une hygiène personnalisée, un détartrage et un nettoyage sous la gencive lorsque nécessaire. Une réévaluation permet de déterminer si des soins complémentaires sont indiqués.
Pour une récession liée au brossage, la correction du geste est essentielle. Une greffe de gencive peut ensuite être proposée pour renforcer les tissus ou recouvrir une racine exposée.
Un système de protection occlusale, comme une gouttière, peut être indiqué en cas de bruxisme associé. Il ne traite pas la maladie parodontale.
Les traitements naturels ne font pas repousser la gencive. Les anti-inflammatoires ne corrigent pas la cause ; les soins locaux antiseptiques ne s’utilisent que selon les indications du praticien.
Comment prévenir le déchaussement dentaire ?
La prévention du déchaussement dentaire repose sur une hygiène bucco-dentaire douce et efficace, la maîtrise des facteurs de risque et un suivi dentaire adapté.
Brossez vos dents deux fois par jour avec une brosse souple, sans pression excessive, et nettoyez quotidiennement les espaces interdentaires avec un matériel adapté. Un dentifrice fluoré contribue à la résistance à la carie des surfaces dentaires, notamment des racines exposées.
L’arrêt du tabac et l’équilibre du diabète participent à la protection des gencives. Un examen dentaire régulier permet d’intervenir tôt ; après une parodontite, un suivi parodontal personnalisé est indispensable.
Combien coûte le traitement d’un déchaussement ?
Le coût dépend de la cause du déchaussement, du nombre de dents concernées et des soins nécessaires. Un devis détaillé est établi après le bilan.
Chez Sana Oris, le bilan parodontal est proposé à 120 €. Le remboursement des soins dépend des actes réalisés, de votre situation médicale et de votre contrat de complémentaire santé ; certains traitements parodontaux ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie.
Vous pouvez contacter nos équipes pour organiser votre bilan et obtenir un devis personnalisé à son issue.
Quand consulter un dentiste ?
Consultez dès que vous remarquez une gencive qui recule, une sensibilité persistante ou des saignements répétés. Une dent qui devient mobile justifie une consultation rapide.
Il n’est pas nécessaire d’attendre une douleur : le déchaussement peut évoluer discrètement. Un gonflement ou un écoulement de pus nécessite également une évaluation rapide.
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Nos équipes vous accueillent à Paris 8 et Paris 4 pour évaluer vos gencives et vous proposer une prise en charge adaptée.
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FAQ
Une dent déchaussée peut souvent être conservée avec une prise en charge adaptée. Le pronostic dépend surtout de son soutien et du contrôle de la maladie éventuelle.
Peut-on guérir d’une parodontite ?
Une parodontite peut être stabilisée durablement. La susceptibilité persiste toutefois : une hygiène adaptée et une maintenance parodontale régulière restent nécessaires pour limiter les récidives.
Une dent déchaussée va-t-elle tomber ?
Non, pas systématiquement. Une récession isolée n’annonce pas une perte dentaire. Le risque dépend notamment de la quantité de soutien osseux restant et de l’évolution d’une éventuelle parodontite.
Pourquoi les dents du bas se déchaussent plus ?
Les dents du bas ne sont pas systématiquement plus touchées. Autour des incisives inférieures, une gencive fine, un support osseux mince ou une malposition peuvent toutefois favoriser une récession localisée.